Publié par : Yavanna | 25 mai 2011

Bannière et cordelettes pour ma clairière…

Je voudrais vous présenter aujourd’hui trois travaux réalisés pour ma clairière, tissés ou tricotés dans la conscience du lien qui uni ses membres et de son identité…

Tout d’abord un tissage réalisé pour agrémenter la bannière de ma clairière : sur une chaîne en laine péruvienne, la trame est en laine blanche de Charente. Les couleurs choisies correspondent aux couleurs charentaises : azur, or et argent. J’ai fait de longues tresses avec les franges pour qu’on voit mieux l’azur (bleu) et l’or (jaune), un peu « mangés » par l’argent (blanc) dans le tissage lui-même.

Voici des photos du tissage seul :

Et la bannière de la clairière Edobola :

Ensuite, une cordelette dans la même laine blanche de Charente, un peu « brute », pour la cérémonie de liage des bannières :

Et enfin, une autre cordelette, en coton « bleu barde », tricotinée en présent pour mon Mac Fuirmid, pour l’accompagner dans son rituel de passage de Barde…

J’aime beaucoup tisser ou tricoter ainsi avec un objectif, en pensant à un projet ou une personne… C’est presque plus difficile de travailler « dans le vide », pour créer des écharpes ou autres qui seront mises en vente sans que je sache à l’avance à qui elles iront…

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Publié par : Yavanna | 22 mai 2011

« Mère et fille », écharpes jumelles

Voici le premier tissage qui relève à mon sens d’une démarche « spirituelle » et qui a donc sa place ici : réalisées à l’occasion de l’anniversaire de ma Maman, deux écharpes « jumelles » en Noro Taiyo et mérinos blanc.

Déjà j’ai acheté les pelotes de Taiyo parce que les couleurs m’ont tout de suite fait penser à ma mère. Elles parlent de terres, de mousse, de sable, de pierres, de lichens… je ne m’explique pas vraiment le lien avec ma mère, mais il a été évident, instantané, et je l’ai suivi…

Les deux écharpes font la même longueur, mais « mère » est plus large que « fille ». On peut faire comme un cercle de couleurs qui se suivent en les mettant bout à bout, ce sont comme deux morceaux d’une même unité, le lien de mère en fille. J’en ai offerte une et gardée l’autre, je ne vous fait pas un dessin…

Ce fut un vrai bonheur à tisser, presque de la triche tellement les pelotes de Noro Taiyo font tout le boulot à elles seules !

Devant le métier, j’ai pensé à moi, à elle ; à ce qui nous rapproche mais aussi à ce que nous avons de différent ; à l’héritage maternel que j’accepte et à celui que je souhaite digérer, dépasser ; aux bons moments passés ensemble et à tous ceux à venir ; mais aussi aux douleurs, aux larmes, aux incompréhensions ; aux silences et aux échanges ; et à tant d’autres choses que les mots ne peuvent traduire, mais que les fils ont su emporter, entremêlant les émotions et les pensées pour tisser la chaleur de la relation.

Je crois bien qu’elle a apprécié mon cadeau. En tout cas, je sais qu’elle pensera à moi en la portant, et moi à elle…

Je vous laisse découvrir le « reportage photo » par les bons soins de mon amour d’homme :

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Publié par : loarzour | 17 avril 2011

Présentation de Loar Zour

Bonjour,

Je m’appelle Monique, mais j’interviens à certains endroits sous le pseudo de Loar Zour. Loar Zour en breton signifie littéralement « Lune d’eau » ; c’est là une image poétique qui m’a beaucoup inspiré et mené sur le chemin de mon âme. Profondément attachée à mon Finistère et à ma « celtitude », je cultive de manière solitaire la plupart du temps mes racines païennes et mon coeur de celte. Loar Zour est aussi le nom breton pour le nénuphar, cousin du lotus, et j’apprécie hautement ce lien qui s’est ainsi tissé avec ma deuxième grande inspiration spirituelle, le bouddhisme. J’aime à porter ces deux influences qui m’ont considérablement aidé à me retrouver et à me nourrir.

Je suis tombée dans la laine très petite dans une famille où l’on faisait tout soi-même jusqu’à la maison ! Issue d’ancêtres majoritairement artisans et agriculteurs, je retrouve en partie les valeurs antiques dont ces manières d’être au monde sont porteuse dans mon mode de vie actuel. J’ai su crocheter et tricoter très jeune ; j’ai appris quasiment tout toute seule – et notamment le tricot irlandais qui fut mon premier grand amour-, ma propre mère étant un peu en révolte contre ces ouvrages présentés traditionnellement comme étant féminins et pourtant cela avait bien du sens, tellement de sens…

Parvenue à l’âge adulte, j’ai dû un peu mettre de côté, avec tristesse, mon aspiration à créer avec la laine, mes rêves d’apprendre d’autres techniques comme le filage et le tissage qui m’attiraient énormément. Les hautes études dans lesquelles je m’étais engagée me prenaient tout mon temps et toute mon énergie, occupaient tout mon esprit et me coupaient finalement de moi-même ; j’osais de moins en moins aller vers moi… C’est grâce à la maladie que j’ai renoué avec moi-même et avec mes élans créateurs. De problème de santé en problème de santé, j’ai commencé à me donner l’autorisation d’aller vraiment vers ce que j’aime, à me faire plaisir – car le plaisir est éminemment relié à l’âme -, à écouter ma vie intérieure et à lui accorder une grande importance en me libérant de plus en plus des conventions que j’avais intégrées pour n’être plus que face à moi-même.

Petit à petit je me suis remise à créer avec fièvre et passion ; découvrant sans arrêt de nouveaux chemins à explorer. Je me suis ainsi mise au filage et au tissage que mon enfant intérieur n’avait jamais oublié. J’ai repris mes aiguilles et mes crochets et leur ai donné de nouvelles dimensions. J’ai ainsi découvert la dentelle aux aiguilles, si féminine, si inspirée et depuis peu je suis tombée dans le tricot Fair Isles ; à chaque  nouveau point tricoté, une nouvelle reconnexion profonde avec l’univers… Mon seul soucis, c’est mes journées trop courtes !

Je me sers beaucoup de ma passion des fibres pour transmettre à mes deux petites filles non seulement les techniques mais aussi certaines valeurs, et ce, à plusieurs niveaux. Quelle joie de les voir comblées par un jouet fait maison qui nourrit longuement et richement leur imaginaire, leur parole, leur intérieur. Un autre de mes axes de vie, en effet, est, au sens large, l’éducation des enfants ; ma recherche en la matière a été très importante et dictée par un soucis d’élever nos enfants de façon non violente en prenant en compte leur sensibilité, le respect de leur être, mais aussi de leur âme. Nos filles sont instruites en famille ; mon inspiration en la matière provient tout à la fois de mon propre cheminement et de la très belle philosophie de vie que Rudolf Steiner a fait naître au sein de la première école Waldorf. Le travail manuel y a une place très conséquente, d’un point de vue physique, mais aussi spirituel. C’est tout naturellement que j’intègre ces apprentissages à notre instruction en famille et qu’une partie de mes créations sert à faire vivre l’univers des contes à la maison.

Je suis très heureuse de participer à ce blog qui est une merveilleuse initiative et je ne manquerais pas de venir essayer de l’enrichir.

 Bien à vous.

Publié par : Flora | 4 avril 2011

Présentation de Flora Laure

Bonsoir à toutes et à tous !

Je m’appelle Flora Laure, je vais avoir 30 ans cette année et je vis en Lorraine. Il y a une dizaine d’années je me faisais appeler Inanna sur les forums ésotériques, mais j’ai décidé assez récemment qu’il était temps que je m’assume complètement et que j’utilise enfin mon vrai prénom ;) Je suis wiccane, et même si je pratique peu ma foi n’en est pas moins présente.

Je file la laine depuis bientôt 4 ans et je re-tricote depuis 5 ans, il est temps que je vous présente mes compagnons de travail.

Rouet "Rose", Majacraft

Voici mon Rose, c’est un rouet de chez Majacraft et je l’aime follement depuis bientôt 2 ans. Il est beau, il est doux, et je peux filer ce que je veux avec. Je le retrouve toujours avec plaisir, et quand je ne peux pas filer je ne peux pas m’empêcher de le caresser amoureusement. J’étais bloquée, allongée, sans pouvoir filer depuis plusieurs jours et la seule chose qui me consolait c’était de pouvoir parler à mon rouet et de le toucher. Oui, je suis complètement intoxiquée ;)

 

Rouet Hebridean, Haldane

Maintenant, je vous présente Lilly. Je fais assez régulièrement des démonstrations à l’occasion de fêtes médiévales, et lors de la dernière à laquelle j’ai participé plusieurs personnes ont bousculé mon Rose, et ont même marché dessus ! J’étais furieuse, et j’ai vraiment eu peur pour lui, alors j’ai décidé d’adopter un autre rouet, un peu différent et surtout moins fragile ! J’ai cherché un saxony (roue déportée sur le côté) double-entraînement, histoire de ne pas faire de concurrence à mon Rose qui reste le premier dans mon cœur ;) Lilly est un rouet Haldane (c’est une marque écossaise), modèle Hebridean. C’est un modèle qui a entre 40 et 50 ans (il me semble), je l’ai reçu il y a quelques jours, je l’ai juste monté pour vérifier qu’il ne manquait rien et je l’ai vite démonté. Il sent un peu le renfermé, je pense qu’il n’a pas servi depuis longtemps, et le bois colle un peu, alors avant de le monter définitivement je vais le nettoyer et le re-cirer histoire de lui refaire une beauté ;)

 

Attention aux douâs !

Enfin voici Jenny, ma cardeuse. J’ai préféré directement prendre un gros modèle avec une chaîne, ce n’est pas une Finest mais une « 200 series » de chez Strauch. J’aime beaucoup carder avec des cardes à main, mais la cardeuse à rouleaux permet vraiment de gagner du temps ;)

 

Je suis ravie de vous rejoindre sur Chants de Coton. Au plaisir de vous lire ! ;)

)O(

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